l'année dernière

Du Burnout Sévère à la Réalisation de Soi par le Coaching

sortir du burnout

Dans cet article, je vais vous exposer comment Bertrand est passé du burnout et d’une tentative de suicide à une joie de vivre et une sérénité porteuses.  Je vais vous exposer comment il a renoué avec son emploi positivement.  Je vais surtout vous exposer pourquoi et comment Bertrand a fortement réduit le risque de retomber dans ses vieux travers qui l’ont plongé au cœur du burnout et de la tentative de suicide.

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UN BURNOUT SEVERE PEUT MENER AU SUICIDE

Tout d’abord, le burnout peut-il pousser au suicide ? La réponse est « oui », même si fort heureusement, cela ne constitue pas la majorité des cas.

J’ai la chance et le privilège de coacher un homme plein de ressources que j’appelle dans cet article « Bertrand », pour ne pas dévoiler sa véritable identité.  A travers cet article, je vais vous expliquer comment Bertrand et moi avons travaillé ensemble pour le sortir du burnout et le changer profondément afin que cela ne lui arrive plus jamais.  Bertrand marque son accord sur le texte qui suit.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le burnout, il s’agit d’une fatigue extrême physique et psychique.  J’aime définir le burnout comme un conflit entre le mental qui dit « vas-y continue » et le corps qui crie « stop ».

J’ai connu Bertrand en plein burnout.  Les signes étaient présents depuis longtemps. Sa femme, ses enfants et ses amis l’avaient prévenu du danger qui le guettait. Son mental était tellement fort qu’il ne les a pas écouté.  Son mental était tellement fort qu’il n’a pas écouté son corps non plus. Et le jour « B » arriva. Incapable de se lever, de bouger de son lit, incapable de répondre à toute question de son entourage.  Juste l’envie de ne voir personne.  Bertrand se sentait lourd, sombre, dans un état dépressif. 

Attention ! Il ne faut pas confondre burnout et dépression, mais certains symptômes sont communs et le sentiment de dépression, dans ce cas-ci, était puissant.  Son médecin traitant est intervenu et après une discussion avec Bertrand lui-même et son épouse, il a diagnostiqué un état de burnout sévère. 

REPOS, REPOS, REPOS - UNE ETAPE SANS CONDITIONS POUR SURMONTER LE BURNOUT

Le burnout se traduit entre autres par une fatigue profonde. C’est une période pendant laquelle le repos absolu est nécessaire. Pendant cette première période, la personne en burnout, si elle accepte de se reposer, se sentira mieux progressivement.  Un des plus grands risques à ce stade est de repartir immédiatement dans de vieilles habitudes, avec un mental qui dit « Ah ! Tu vois, que tu peux » et un corps qui dit « Et bien oui… ça a l’air d’aller ». C’est ce qui arrive à de nombreuses personnes en burnout.  Et c’est ce qui est arrivé à Bertrand qui est reparti dans ses nombreuses activités au bout de quelques semaines à peine.  Il se faisait alors aider par un coach qui déjà le relançait dans la construction de son avenir professionnel – une erreur selon moi car ce sursaut d’énergie n’est jamais qu’un sursaut, qui rapidement retombe.  Recharger partiellement une pile ou une batterie ne lui permettra pas de fonctionner longtemps.  Il faut la recharger entièrement.  Sa période de repos n’avait pas été respectée. Très vite, Bertrand s’est à nouveau senti très mal et a replongé dans une fatigue – lui semblait-il - encore plus grande.

SENTIMENT DE DEPRESSION ET TENTATIVE DE SUICIDE EN PLEIN BURNOUT

Et c’est là que le drame est arrivé : après plusieurs jours de repos forcé, Bertrand s’est senti de plus en plus mal psychologiquement et son sentiment de dépression est arrivé à un point tel qu’il a voulu mettre fin à ses jours en avalant un tube de somnifères, sans même laisser un mot à quiconque.  « Un élan – presque comme un réflexe – du moment », m’avouera-t-il plus tard.  Fort heureusement, son épouse est arrivée à temps et a appelé les urgences.  Bertrand voulait juste ne plus être là, ne plus vivre ça… partir sans penser aux conséquences.

Comment pensez-vous que Bertrand se sentait après coup ? Encore plus mal, encore plus coupable.  Je dis bien « encore plus coupable », car le burnout est souvent associé à un sentiment de culpabilité.  La culpabilité de ne pas faire face, d’être « faible », de ne « rien faire » alors que d’autres travaillent, etc.  Une tentative de suicide s’ajoutait alors à cette liste.  Et puis, il y a le regard de l’autre, plus difficile à tenir pour certains que pour d’autres et très difficile à tenir pour Bertrand.

J’ai croisé Bertrand quelques semaines plus tard. Il m’a demandé de l’accompagner.  Son souhait était que je l’accompagne pour redéfinir son avenir professionnel.  Bertrand n’était pas conscient qu’il remettait le couvert, qu’il était à nouveau dans un sursaut d’énergie sans pour autant que sa batterie ne soit entièrement rechargée.  Il voulait recommencer maintenant, vite et fort, aussi dans l’idée de passer au-delà de sa tentative de suicide psychologiquement.  Il se disait que le travail allait le sortir de là, lui changer les idées, lui rendre sa fierté et sa dignité, perdues à la fois dans le burnout et dans sa tentative de suicide.

UN NOUVEAU DEPART

J’ai accepté d’accompagner Bertrand à deux conditions :

  • la première : qu’il soit également accompagné par un psychiatre en raison de sa tentative de suicide.  C’était déjà le cas. 
  • la seconde : qu’il accepte de suivre le coaching scrupuleusement et de respecter les décisions que l’on prendrait ensemble.

C’est à ce moment décisif que notre relation a été établie.  C’est à ce moment décisif que le changement a eu lieu car il ne faut pas des années pour qu’un changement ait lieu.  Il faut une fraction de seconde pour décider de changer.

PRENDRE SES RESPONSABILITES

Au risque de choquer certains lecteurs, j’ai la croyance que toute personne en burnout est responsable de son état de burnout. Cela va à l’encontre de ce qu’on voit, lit et entend dans la presse, mais c’est pourtant le cas.  Laissez-moi vous expliquer mon point de vue. Les facteurs menant au burnout sont pour certains des facteurs externes, tels que la pression au travail, l’hyper-connexion (on doit être disponible à tout moment), le nombre d’activités dans lesquelles on est engagés, ainsi que des facteurs internes tels que le sens de la perfection, la procrastination, l’incapacité à gérer son temps etc.  Dans tous les cas, chacun est responsable de sa situation. 


Considérez la formule suivante : Situation + Réaction = Résultat ! 


La situation est une donnée fixe à un moment précis.  Ce qui est … est !  La réaction est une donnée variable.  La manière dont toute personne réagit donnera un résultat.  En d’autres mots, le résultat dépend de la réaction à une situation donnée.

Exemple 1 :

Situation : mon patron me donne trop de travail = donnée fixe du moment

Réaction : je suis incapable de dire « non » = donnée variable en réponse à la situation

Résultat : stress, fatigue, burnout


Exemple 2 :

Situation : j’ai plein d’activités et de projets = donnée fixe du moment

Réaction : je suis perfectionniste et vais jusqu’au bout dans chaque projet, quitte à dormir trop peu

Résultat : stress, fatigue, burnout.

Je pourrais multiplier ces exemples à souhait.  Au risque de me répéter : la manière spécifique dont quelqu’un répond à une situation donne un résultat spécifique.  Vous souhaitez un autre résultat ?  Alors commencez par changer ce qui est sous votre contrôle : votre réaction face à la situation que vous vivez. 

Voici une des raisons majeures pour lesquelles accepter et prendre totalement ses responsabilités est crucial dans une situation de burnout : ne plus y retourner.

Si vous laissez la responsabilité aux autres (votre boss, votre famille, votre situation sociale, …) vous pourrez toujours y retourner sans problème, car tant que vous pouvez blâmer quelqu’un ou quelque chose d’autre, que vous pouvez rejeter la faute à l’extérieur, la porte reste ouverte pour renouveler vos anciens comportements.

Pire encore, en tombant en burnout, votre inconscient a identifié un moyen sûr de répondre à un besoin psychologique fondamental : le besoin de connexion et d’amour. Il en est de même pour une personne en dépression. Le fait est que lorsque vous êtes en état de faiblesse, votre entourage vous plaint, vous êtes connecté(e), vous êtes aimé(e).  Ce processus inconscient (donc, non volontaire) est courant. C'est une réponse au besoin de connexion et d'amour qui s'installe.

ACCEPTER LA SITUATION

Notre premier travail a été de lui faire accepter que sa situation était une situation normale vu les circonstances qui étaient les siennes au moment du burnout.  Il aurait pu se casser les 2 jambes et les 2 bras en chutant dans les escaliers, sa situation aurait aussi été de ne plus pouvoir travailler pendant un certain temps.  Le burnout est une « maladie ». Qu’il soit labellisé officiellement ou pas - certains médecins généralistes restent prudents quant à la validité d’un diagnostic pour le burnout – le burnout est une forme de maladie qui affaiblit le patient, physiquement et psychiquement.

En amenant Bertrand à casser son ancienne croyance, qui lui renvoyait un grand sentiment de culpabilité, Bertrand a pu en placer une nouvelle, conférant à son état de burnout une étiquette de « maladie temporaire pour laquelle une longue période de repos est normale et nécessaire ».

Dès lors, la culpabilité enlevée, il a été plus simple pour Bertrand d’accepter sa responsabilité.  Au début, il s’est fâché.  Bertrand est quelqu’un de fier.  En se fâchant, Bertrand a ainsi pu répondre à un autre besoin psychologique fondamental : la signifiance. 

Pensez-vous sincèrement qu’en s’attaquant uniquement à son problème de surcharge de travail, Bertrand aurait pu à ce point repartir comme il l’a fait ?

En effet, pour lui, c’était la surcharge de travail et sa situation familiale (3 enfants et une femme souffrante qui ne peut plus travailler) qui étaient les causes de son burnout.  Depuis, Bertrand a accepté l’idée que d’autres comportements auraient pu lui donner un autre résultat et qu’il pouvait maintenant tirer une leçon constructive de cet épisode de sa vie.

Dernier point : Bertrand m’avait demandé de l’accompagner pour redéfinir son avenir professionnel. Je lui ai expliqué qu’on le ferait ensemble en temps voulu, mais qu’il fallait respecter le cycle de récupération du burnout qui commence par une phase de repos importante.

PROFITER D'UN BON REPOS POUR SORTIR DU BURNOUT PLUS VITE ET MIEUX

Apaisé, Bertrand pouvait ainsi mieux profiter de son repos grâce à un plan d’hygiène de vie que l’on a élaboré ensemble : plus de sommeil, une meilleure qualité de sommeil, une meilleure alimentation, des périodes de centrage sur soi / méditation / exercices de respiration et de connexion au moment présent.

Nous avons aussi beaucoup travaillé sur sa capacité à changer d’état : à passer d’un sentiment de dépression à un sentiment de sérénité.  Toute personne peut changer d’état en 1 seconde.  Il suffit de changer sa posture, sa respiration, ses pensées et son vocabulaire (externe et interne) – mais ceci n’est pas l’objet de cet article.

Nous en avons profité pour travailler sur d’autres croyances qui l’auraient limité dans sa récupération.  Bertrand revenait enfin à la vie.  Notez que lorsque je dis « nous avons travaillé », j’insiste d’une part sur le « nous » (la nécessaire collaboration entre le coach et la personne en souffrance) et sur le terme « travaillé » qui dans ma bouche a une connotation positive : celle d’agir vers un résultat.  Le mot "travail" ne prend pas ici de connotation négative comme ‘charge de boulot’.  Je pense que dans le cadre de cet article sur le burnout, cette distinction doit être précisée car nous devions, Bertrand et moi, rester vigilants par rapport à ce qu'il ne soit pas en surcharge d'activités.

SE RECONNECTER A SOI-MEME

Modifier ses comportements, un comportement à la fois, développer de nouvelles habitudes, les intégrer dans des petites routines simples et les répéter ont été très bénéfiques.  Lorsque Bertrand a récupéré plus d’énergie, je lui ai proposé d’utiliser une partie de son temps à se reconnecter à lui-même, plutôt qu’à entamer des activités fatigantes.


ACCOMPAGNER PAR L'APPROCHE SYSTEMIQUE

Sans entrer dans trop de détails, laissez-moi faire une petite parenthèse, au risque de devenir un peu plus technique, sur le pourquoi de cette démarche.  Le coaching que je pratique est un coaching systémique – c’est-à-dire qu’il tient compte du système complet des personnes que je coache et de leur environnement – de toutes les sphères de sa vie, de ses valeurs, de ses besoins psychologiques et in fine de son identité profonde.

Ne pas traiter fondamentalement la ou les vraies causes du burnout reviendrait à mettre un pansement sur une plaie ouverte.  Le pansement, s’il est de bonne qualité, pourrait tenir un certain temps.  D’ailleurs, si on y ajoute un bandage, il tiendra plus longtemps encore.  Mais lorsque le pansement et le bandage seront enlevés, la plaie risque de ne pas être totalement guérie.  Mon rôle en tant que coach systémique est d'aider la personne coachée à aller au fond des choses afin de refermer sainement et durablement la plaie.

oignon

Imaginons que Bernard soit un oignon que nous allons éplucher :

  • A un premier niveau de l’oignon, en surface, Bernard est clairement en situation de burnout sévère. 
  • Son burnout affecte les 3 grandes sphères de sa vie : personnelle, relationnelle et professionnelle, que l'on peut imaginer comme une couche inférieure de l'oignon. 
  • La qualité et l’équilibre de ces sphères dépendent des valeurs de Bernard.  Sans trop entrer dans les détails, les valeurs sont des critères importants comme l’amour, la famille, l’écologie, la fierté, l’honnêteté, etc. qui à la fois influencent et sont influencées par le système de croyances d’un individu. Ces valeurs se situent entre la surface et le centre de l'oignon.
  • Les valeurs et le système de croyances influencent les actions, pensées et comportements, qui en retour nourrissent ou affaiblissent les valeurs et répondent à 6 besoins psychologiques fondamentaux présentés ci-dessous.. toujours plus en profondeur, toujours plus vers le centre. C'est ici que l'on peut y retrouver les cercles vicieux... et vertueux.
  • La priorité accordée à ces besoins et les manières d’y répondre confèrent à chacun(e) une identité – que l’on se représentera comme étant le noyau/le cœur de l’oignon.


LES 6 BESOINS PSYCHOLOGIQUES UNIVERSELS

Laissez-moi expliquer sans trop de détails ce que sont les besoins psychologiques fondamentaux.

  • La certitude – le besoin de sécurité, de ne pas souffrir, d’être dans sa zone de confort, …
  • La variété– le besoin de sortir de sa zone de confort, de répondre à des défis, d’être surpris, …
  • La signifiance – le besoin d’être important, désiré, aimé, voir unique, …
  • La connexion et l’amour – le besoin d’être apprécié, aimé, de se sentir entouré, …
  • La croissance – le besoin d’évoluer physiquement, intellectuellement, émotionnellement, …
  • La contribution aux autres – le besoin de donner, partager, contribuer à la société, de dépasser ses propres besoins et envies pour quelque chose de plus grand, …

Les 4 premiers besoins sont essentiels à la survie de l’être humain. Les 2 derniers permettent à l’être humain de se réaliser.

Sachez que toute action, pensée et comportement constitue toujours une réponse – souvent inconsciente - à au moins un de ces 6 besoins psychologiques. La réponse peut être positive, neutre ou négative – comme lorsque Bertrand se fâche pour – inconsciemment – se rassurer (besoin de certitude) sur sa capacité à être important et assertif (besoin de signifiance).

Toute personne répond à certains besoins psychologiques de manière plus importante qu’à d’autres.

Je n’irai pas plus loin dans l’explication de ce principe, développé et utilisé entre autres par Anthony Robbins et Chloé Madanes, mais cette contextualisation permettra de mieux comprendre la suite.


REPRENDRE SA VIE EN MAIN

Si vous suivez l’analogie de l’oignon présentée ci-dessus, dans de très nombreux cas, les causes identifiées du burnout s’arrêtent au premier niveau.  Avec un peu de chance, cette identification porte sur les 3 sphères de vie.  Souvent, malheureusement, on s’arrête à identifier la surcharge de travail, et à blâmer l’entreprise, la société, rejetant ainsi totalement la responsabilité vers l’extérieur. Si cela est vrai en partie, cela n’aide pas la personne en burnout à établir un changement sur le long terme (cf. la section "Prendre ses responsabilités" ci-dessus).

Ne pensez-vous pas que s’attaquer aux véritables causes profondes (vers le centre de l’oignon) du burnout donnera de meilleurs résultats ?

Pour mieux encadrer Bertrand, nous sommes passés à travers ses 3 sphères de vie afin de déterminer l'ensemble des causes « de surface » de son burnout.  Nous y en avons retiré quelques-unes dans chacune des sphères qui ont été traitées par des changements de comportements, et des plans d’actions simples.  Je vous rappelle qu’à ce stade-ci, Bertrand à bien rechargé ses batteries. Il faisait face à :

  • Une surcharge de travail
  • Son perfectionnisme
  • Son incapacité à dire « non »
  • Des moments de procrastination
  • Une mauvaise gestion du temps
  • De nombreuses tâches ménagères (sa femme souffrante ne pouvait qu’aider un tout petit peu)
  • L’éducation de 3 enfants dont 2 jumeaux adolescents; l’un deux faisant face à des problèmes d’addiction
  • Un conflit avec son frère lié à un héritage
  • Le deuil de son père, récemment décédé
  • Un mauvais sommeil
  • Une remise en question de sa manière de vivre

C’est en le reconnectant à ses valeurs et à ses besoins psychologiques fondamentaux que Bertrand a pu prendre pleine connaissance de ses comportements – conscients et inconscients – et de ce qui le motivait réellement.

En outre, parmi ses besoins, le besoin de signifiance était très présent.  Plus jeune, faisant face à un père despotique, Bertrand avait pris la posture du sauveur afin de protéger ses frères et sœurs, l’affrontant régulièrement, alors que ses frères et sœurs se cachaient derrière lui.  Cela a créé chez Bertrand un sentiment d’importance (besoin de signifiance) qu’il a continué à nourrir en grandissant – jusqu’à ce que ce besoin de signifiance soit violemment écorché par :

  • son état de fatigue.  Comment un homme si fort et si important que moi pourrait-il être fatigué ?
  • son conflit d’héritage.  Comment ai-je pu devenir si faible à aux yeux de mon frère pour qu'il ose m'affronter sur l'héritage ?

Le fait est que dans sa carte du monde, le besoin de signifiance prenait aussi le pas sur le besoin de connexion et d’amour.  Dans un tel cas, l’amour ne peut pas se vivre pleinement car il reste conditionnel : Je t’aime tant que tu as besoin de moi et tu m’aimes tant que je suis fort.  La relation que Bertrand entretenait avec sa femme était la suivante : Bernard s’occupait d’elle (besoins de signifiance et de contribution) et en échange, son épouse profitait inconsciemment de son état de faiblesse pour établir avec Bernard un lien durable (besoins de certitude, de connexion et amour).  Ce fonctionnement s’est renforcé dans la durée (besoin de certitude).  

Lorsqu’au moins 3 besoins fondamentaux sont rencontrés fortement, la situation est addictive – ce qui dans ce cas-ci se traduit par une incapacité à modifier une habitude de vie, une routine.

Enfin, c’est en déterminant avec Bertrand les manières de répondre différemment à ses besoins fondamentaux et à ses valeurs, qu’il a pu redéfinir sereinement ses objectifs de vie, aux niveaux personnels, relationnels et professionnels.  Ce faisant, Bertrand a redéfini son identité (qui il est réellement). 

Une de ses craintes fut de devoir quitter son travail, ce dernier ayant été identifié au départ comme LA source de son burnout.  Souvenez-vous… c’est la raison pour laquelle il m’avait demandé, ainsi qu’au coach précédent, d’intervenir et de l’accompagner.  Cela causait chez Bertrand un conflit car il aimait son travail et pouvait y évoluer en développant de nouvelles compétences régulièrement (besoin de croissance).  Aujourd’hui, Bertrand sait qu’il peut aborder son travail différemment.  Une réunion constructive a eu lieu avec son responsable hiérarchique et de nouvelles conditions ont été définies pour qu’il puisse, dès son retour prochain, continuer à travailler plus sereinement. Bertrand a pu relier sa fonction à certaines de ses valeurs phares et se retrouve maintenant pleinement ré-aligné avec sa profession. 

La véritable source de son burnout ne se situait pas au niveau des premières couches de l’oignon, mais beacoup plus profondément.  La véritable source de son burnout était la manière dont il répondait à ses besoins psychologiques fondamentaux et à ses valeurs. 

Nous travaillons aujourd’hui à mettre en œuvre les stratégies et actions qui permettent à Bertrand d'être en phase avec ses besoins, ses valeurs et son identité.

SE REALISER PLEINEMENT A LA SORTIE D'UN BURNOUT

Bertrand est un homme plein de ressources. Il est passé d’une situation suicidaire à une joie de vivre incroyable.  Il est heureux chaque jour et aspire déjà à reprendre son travail.  Il renoue sentimentalement avec son épouse et est plus serein pour éduquer ses enfants.  Le travail qu’il a effectué en un an est impressionnant. J’ai énormément d’admiration pour son parcours, pour qui il est.  Au départ, Bertrand souhaitait une remise en question de sa vie professionnelle.  Aujourd’hui, il l’a maintenue en redéfinissant ses contours, mais il a remis en question tous ses comportements qui l’ont amené au burnout, en les alignant avec ses valeurs profondes et ses véritables besoins psychologiques.

Cela n'est qu'en plongeant au cœur de ses besoins et valeurs que Bertrand est non seulement en train de sortir de cette période de fatigue et de stress apparemment insurmontables, mais qu’il a aussi redéfini qui il est fondamentalement, quels besoins sont importants et comment y répondre plus positivement que par ses vieux schémas destructeurs. 

Pensez-vous sincèrement qu’en s’attaquant uniquement à son problème de surcharge de travail, Bertrand aurait pu à ce point repartir comme il l’a fait ?

A la santé de Bertrand…

Carl

L'être humain et son potentiel sont ma passion. Je suis Carl Dufour, fondateur de Systemic Minds et coach systémique. Mon ambition est de vous aider à adopter les stratégies mentales, comportementales, et techniques innovantes pour une vie plus équilibrée et plus performante à tous niveaux : personnel, relationnel et professionnel. Certifié Coach Professionnel et formé à la PNL humaniste, au coaching d'intervention stratégique d'Anthony Robbins et Chloé Madanes, à l'analyse transactionnelle, à l'approche systémique, ainsi qu'au marketing stratégique, je possède une expérience de plus de 2 décennies dans le conseil, la formation et le coaching.

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